Une fois Bébé né, une nouvelle épreuve initiatique se présente pour le couple sentimental et parental : apprendre à vivre au quotidien à 3, ce qui va être considérablement influencé par le tempérament « facile » ou difficile » du nourrisson et sa robustesse physique, ainsi que par l’instinct parental, l’adaptabilité, l’autorité et la capacité pédagogique des conjoints.
C’est dès les premiers instants suivant la naissance, ce souffle inaugural de Bébé, que se met en place la complicité ou la querelle éducative entre les parents, car chaque partenaire a son style de parentalité, également influencé par le modèle éducatif positif ou négatif que ses propres parents ont incarné à ses yeux…
L’enfant grandissant, au fur et à mesure qu’il déploie sa personnalité et expérimente son aptitude à influencer son environnement physique et son entourage affectif, va de + en + tester les limites et les faiblesses de chaque parent, ainsi que la cohérence et la solidarité du duo parental ;
cela induit une pression supplémentaire sur le couple sentimental qui va soit réussir à négocier et traverser ces péripéties éducatives avec brio, soit se dissoudre et s’épuiser dans des déchirements parentaux sans fin !
Au moment de l’adolescence, l’enfant se métamorphosant et étant désormais fortement conditionné par l’entourage extérieur, scolaire et amical, mais aussi influencé par le contexte sociétal (les réseaux sociaux et les médias), le rapport de force de l‘adolescent avec le couple parental ou/et au sein de sa fratrie risque d’être décuplé, en raison de l’impact passif ou actif de ces acteurs périphériques au noyau familial.